|Comptes rendus|Santé

Le Ministre de la santé, et par intérim de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique, Prof. Benjamin HOUNKPATIN, a procédé au lancement des travaux de l’atelier d’harmonisation des curricula de formation spécialisée des disciplines associées à la santé dans les pays membres de la CEDEAO. Cette importante rencontre régionale soutenue par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), a démarré le lundi 2 mars à Cotonou. 

Le vaste chantier d’harmonisation des curricula de formation des professionnels de la santé de la sous-région se poursuit avec méthode sous le leadership de l’organisation régionale. Ce projet d’envergure qui vise à construire un écosystème uniforme de formation pour les états de la sous-région dans le domaine de la santé se concrétise pour les disciplines associées à la santé. 

Au terme de cet important atelier qui regroupe les principaux acteurs du monde universitaire, un cadre revisité et harmonisé sera défini pour servir de boussole aux établissements de formation en santé de la sous-région. Pour le Directeur de l’OOAS, la question de la formation constitue une priorité sous-régionale. 

Depuis des années, l’organisation qu’il dirige a pris plusieurs initiatives au nombre desquelles figurent entre autres, l’harmonisation de 58 programmes de formation, l’élaboration d’un plan régional de formation, l’appui financier aux Etats membres et l’octroi de plusieurs bourses. Cet atelier souligne-t-il s’inscrit dans la droite ligne des précédents et vise à renforcer la prise en compte des problématiques de formation au niveau de la sous-région. 

Dans son allocution d’ouverture, le Ministre de la santé, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a laissé entendre que cette rencontre régionale dépasse le cadre académique car elle redessine l’avenir du système de santé de la sous-région. 

L’harmonisation des standards de formation est pour l’autorité ministérielle, un préalable essentiel au bien-être des populations de la région car elle permettra d’avoir des ressources humaines bien formées et prêtes à exercer avec compétence responsabilité et professionnalisme. Tout en réaffirmant l’engagement du Gouvernement du Bénin à accompagner le processus d’harmonisation, il a exhorté les parties prenantes à être davantage attentives aux mutations actuelles. « Dans un monde en pleine mutation marquée par une avancée technologique soutenue, l’Intelligence artificielle, le téléenseignement, les standards de formation doivent s’adapter pour permettre à la sous-région d’être au rendez-vous », a laissé entendre Professeur Benjamin HOUNKPATIN.

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