Le président de la République, Boni Yayi a signé depuis le 15 février dernier le Décret N°2010-024 du 15 février 2010, portant statuts particuliers des corps des personnels des universités nationales du Bénin. Cet acte du chef de l’Etat vient mettre un terme au bras de fer opposant le gouvernement et le corps enseignant des universités. Ces derniers ont décidé, hier mercredi 17 février, à l’issue de leur assemblée générale extraordinaire tenue au Champ de foire de Cotonou, « de suspendre notre mouvement de grève tout en maintenant la pression pour la signature dans les délais des arrêtés d’application ».
A l’issue de la séance d’hier qui s’est déroulée dans une ambiance plus détendue que la dernière fois, les enseignants du supérieur ont décidé de reprendre les cours dès le lundi 21 février prochain. Après lecture dudit décret qui prend effet à partir d’octobre 2010, des enseignants ont émis leurs observations. Rappelons que ce décret s’applique aux corps des personnels enseignants des universités nationales du Bénin, en application de l’article 7 de la loi n° 86-013 du 26 février 1986 portant statut général des Agents permanents de l’Etat.
Le décret dans l’article 2 de son titre premier indique que les enseignants des universités nationales du Bénin sont dénommés enseignants du supérieur et classés à la catégorie A, conformément aux dispositions de l’article 3, alinéa 2 du statut général des Agents permanents de l’Etat.
Le même décret poursuit en son article 4 que les personnels enseignants des universités nationales du Bénin sont regroupés en quatre corps à savoir : le corps des assistants ; le corps des maîtres assistants ; le corps des maîtres de conférences et le corps des professeurs titulaires.
Dans les dispositions statutaires communes du décret, il est exigé que tout candidat à un emploi public d’enseignant des universités nationales soit astreint à produire un engagement légalisé de servir pendant dix (10) ans au moins. En cas de non respect de cet engagement, l’agent sera contraint de rembourser les frais que l’Etat aura investis pour sa formation.
L’article 72 du même décret, définit les accessoires de salaire et avantages. Il s’agit de l’indemnité de logement ; l’indemnité d’expertise ; l’indemnité de risque ; l’indemnité de résidence ; l’indemnité de qualification ; l’allocation d’incitation à la fonction enseignante ; la prime de publication et la prime de bibliothèque.
Cette décision intervenue hier à l’issue de cette assemblée générale extraordinaire vient libérer les étudiants et leurs parents qui comme eux, étaient également victimes de la situation. Espérons que d’ici octobre prochain, période de prise d’effet du décret, les conditions soient réunies pour que l’année académique se termine en beauté.
Par Pintos GNANGNON |